Œuvre de Mathilde Verdin

Mathilde
Verdin

« Nous sommes de mini-film intérieurs.
La mémoire n'est pas dans les archives.
Elle est dans les corps, les gestes, les lieux,
les objets que l'on garde sans savoir pourquoi ».

Œuvres

Apaisement
« Apaisement »
Huche à pain et baromètre
« Huche à pain et baromètre »
Évier du garage
« Évier du garage »
Nid vide
« Nid vide »
Étagère de la nuit
« Étagère de la nuit »
La traversée
« La traversée »
La traversée
« La traversée »
La traversée
« La traversée »
Fontaine votive
« Fontaine votive »
Fontaine votive
« Fontaine votive »
21 grammes
« 21 grammes »
Délassement après la plage
« Délassement après la plage »
Les veilleurs
« Les veilleurs »
Érosion
« Érosion »
Étagère de la nuit
« Étagère de la nuit »
La traversée
« La traversée »
La traversée
« La traversée »
La traversée
« La traversée »
Fontaine votive
« Fontaine votive »

Démarche artistique

Le travail de Mathilde Verdin trouve son origine dans cinq siècles de généalogie, ancré au sein de la même parcelle de territoire breton. Son approche de la Bretagne implique une considération intime, la hissant au statut d'organisme vivant, étant plus qu'une entité territoriale matérielle à documenter. Un lieu sacré où s'expriment de manière cyclique les vestiges historiques de mémoire humaine, une accumulation presque mystique des traces que nos ancêtres ont déposé lors de leur traversée sur cet endroit commun. Elle crée ainsi une mémoire bretonne dans son travail artistique, faisant de sa terre natale bien plus qu'un simple décor, une réserve de présence de ceux qui ne sont plus.

Sa pratique se construit à partir d'une écoute. L'être humain devient une antenne sensible capable de recevoir les atmosphères, ressentir les présences et les mémoires invisibles qui habitent les lieux.

Elle se place dans une position de réception presque médiumnique, non au sens de la communication avec les morts, mais dirigé vers une attention extrême aux présences résiduelles.

Elle entend par la notion de mini film-intérieur, cette atmosphère dont émane la lumière émise par les objets, les lieux, ainsi que par les êtres, même après leur départ. C'est sa définition du deuil.

Son choix de représenter les corps de dos, marque de fabrique de son vocabulaire formel, est une contrainte choisie. L'absence de visage n'a pas vocation à réfuter l'idée de montrer mais au contraire de mettre au premier plan celui qui écoute ce que le lieu a à raconter. En effaçant les traits, elle ouvre un espace de projection à toute personne de s'installer dans cet espace et prendre possession de ce corps vide d'identité.

Qu'il s'agisse d'une chapelle oubliée, d'espaces domestiques vides ou d'objets qu'on ne peut jeter, le territoire breton est ici acteur principal de sa démarche de par sa langue, ses paysages, ses rites et particulièrement sa capacité à conserver une présence sous forme de trace. C'est la logique appliquée lors de ses échanges entre la peinture et la sculpture où l'un apprend à regarder et l'autre à solidifier l'espace. Un paysage vécu devient alors relique, voire matière portant l'absence d'un corps, faisant de son exploration artistique une archéologie du deuil ordinaire.

Mathilde Verdin utilise ses œuvres comme outils de réponse à deux grandes questions qu'elle se pose, à savoir, « Comment un territoire garde-t-il la mémoire des êtres qui l'ont traversé ? » Et « Comment le paysage cesse-t-il d'être un décor pour devenir une entité qui conserve, qui agit, qui transforme ceux qui y vivent et ceux qui ont disparu ? ».

Seuil. Passage. Le corps devient passeur. Et l'œuvre, le résidu de cette traversée.

Biographie

Mathilde Verdin est une artiste française pluridisciplinaire. Née en 1994, elle vit et travaille à Paris.

Elle est diplômée de la Haute École d'art de Perpignan ainsi que de l'École Supérieure d'art de Toulon en 2019.

Après avoir reçu un enseignement purement conceptuel, elle prend la décision de se former en autodidacte à la peinture puis d'intégrer en 2025 en tant qu'assistante, l'atelier de Marlène Mocquet, qui lui a dispensé son savoir de la céramique.

En 2025 elle a rejoint l'association Françoise Art mémo pour l'art contemporain.

En 2026 elle débute un travail d'artiste-chercheuse lié à la mémoire et au territoire Breton en dialogue scientifique avec des enseignants-chercheurs du CRBC (Centre de recherches Bretonnes et Celtiques).

Expositions et Collaborations
2026
Débute un travail d'artiste-chercheuse en dialogue avec des enseignants chercheurs du CRBC (Centre de recherche Bretonnes et Celtiques)
Brest
2025 / 2026
Membre de l'association Françoise pour l'œuvre contemporaine
2025
Exposition collective « Les Estivales de Sceaux »
Sceaux
Mai 2025
Exposition collective « Quand revendrez vous ? »
Saint-Julien-du-Sault
Mars 2024
Exposition collective
Galerie ArtBribus
Juillet 2023
Exposition « Less is more »
Lyon

Contact

mathilde.verdin@gmail.com
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